Universo da obra
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Après avoir visité les mines, il était midi lorsque les Mandingues de Farabana, au nombre d’environ quarante, montés à cheval et armés, étaient venus pour nous attaquer, mais nous étions rentrés à Kégnéba ; nous y avions passé la nuit et nous en étions partis le lendemain à sept heures, 16 décembre, pour Balicolo. Ils allèrent à Kégnéba pour nous chercher ; ne nous ayant pas trouvés, ils prirent la route de Balicolo.
Nous partîmes donc à sept heures du matin de Kégnéba, le 16 décembre 1843, pour aller à Balicolo ; il y a beaucoup d’arbres et de baobabs ; nous arrivâmes à Balicolo à dix heures du matin. Ce fut là même que la troupe de Mandingues, dont nous avons parlé, nous rencontra venant de Kégnéba. Ils voulaient nous induire en erreur ; ils nous dirent que le roi de Farabana nous demandait, et qu’il était fâché que nous ne fussions pas venus le visiter. Ils nous firent de vives instances, nous offrirent des grigris pour nous protéger en route. Nous fûmes sur le point de céder à leurs instances ; mais enfin nous nous aperçûmes de leurs ruses ; ils ne voulaient que nous tuer ou nous emmener captifs. Le diavandon, qui soupçonnait la chose, nous dit à part que l’almamy l’avait chargé de nous mener jusqu’aux bornes de son royaume, et que, hors de là, il ne pouvait nous donner aucune protection ; que nous n’avions que la mort à attendre. Là-dessus nous prîmes congé des Mandingues. Nous y passâmes donc la journée et la nuit.
Le lendemain matin, 17 décembre, à six heures du matin, nous partîmes pour Sambayai ; la route est longue, il y a beaucoup d’arbres, de chaînes de montagnes et de longans près du village. Nous y arrivâmes à onze heures du matin ; à deux heures nous partîmes pour Toumboura. Il y a beaucoup de baobabs et de tamariniers ; nous y arrivâmes à quatre heures et demie du soir.
Le lendemain, 18 décembre, à sept heures du matin, nous partîmes pour Sinsandi-Peul ; il y a beaucoup de longans et de tamariniers. Nous arrivâmes à neuf heures et demie du matin ; nous traversâmes la Falémée pour aller à Sénondiamala ; il y a beaucoup de longans et de tamariniers. Nous y arrivâmes à onze heures du matin ; nous partîmes à deux heures et demie du soir pour passer la nuit à Merméricail ; il y a des arbres appelés bouils, des tamariniers et des longans, un grand marigot appelé Coline ; nous y arrivâmes à quatre heures et demie du soir.
Nous partîmes le lendemain, 20 décembre, à six heures et demie du matin, de Mermériro, pour aller à Malaréwiaki ; la route est un peu longue, il y a beaucoup d’arbres, de longans et de monticules de sable rouge. Nous partîmes à une heure et demie du soir pour aller à Daga. Tous ces pays sont situés sur les rives de la Falémée. Il y a beaucoup d’arbres et de longans ; nous y arrivâmes à six heures et nous y couchâmes.
Le lendemain, 21 décembre, à sept heures du matin, nous partîmes pour Baréga ; il y a beaucoup de longans et de tamariniers ; nous y arrivâmes à dix heures et demie du matin ; nous partîmes à deux heures et demie du soir pour Farina ; il y a en route des arbres et des longans ; nous y arrivâmes à quatre heures et demie du soir, nous y passâmes la nuit.
Nous partîmes le lendemain, 22 décembre, à cinq heures et demie du matin pour aller à Fêla ; on trouve en route des baobabs et des longans ; nous y arrivâmes à neuf heures et demie du matin ; nous y passâmes la journée et la nuit.
Le lendemain, 23 décembre, à sept heures du matin, nous partîmes pour Kédicon ; il y a de hautes montagnes, des longans et des baobabs ; nous y arrivâmes à onze heures du matin, nous y passâmes la journée. Nous partîmes à deux heures du soir pour aller à Déïdi ; il y a beaucoup de longans et de baobabs, nous y arrivâmes à six heures du soir.
Nous partîmes de Déïdi à sept heures du matin, 24 décembre, pour aller à Déïngué ; il y a beaucoup d’arbres et de tamariniers, pas de baobabs. Nous arrivâmes à dix heures et demie du matin. Nous partîmes à une heure et demie pour Débou ; nous trouvâmes, à Débou, la femme de feu M. Duranton, ancienne princesse qui s’y est réfugiée pour échapper aux Maures qui pourraient l’emmener captive. Il y a beaucoup d’arbres, de baobabs et de longans ; on y trouve une longue chaîne de montagnes ; nous arrivâmes à Sénou-Débou, à quatre heures du soir ; nous y passâmes quatre jours. Là se trouve le magasin d’armes de l’almamy ; on y trouve des fusils, des sabres, de la poudre et des magasins de provisions.
Nous partîmes à sept heures du matin le 27 décembre ; les mêmes chaînes de montagnes continuent ; il y a beaucoup d’arbres ; nous passâmes à côté de Pauné (habitants Peuls) ; nous arrivâmes à Dianvelé à onze heures du matin ; nous partîmes de là pour Boulebané, à deux heures du soir ; il y a beaucoup d’arbres, de baobabs, de longans et de montagnes détachées. Nous arrivâmes à Boulebané à quatre heures du soir ; nous y passâmes deux nuits.
Nous partîmes le 29 décembre pour Bakel à sept heures du matin, nous dirigeant à Sénoustly ; on trouve en route des arbres, des longans et des baobabs ; nous y arrivâmes à dix heures et demie du matin. Nous partîmes de Sénoustly à deux heures du soir pour aller à Gamby. Il y a beaucoup d’arbres et de longans ; nous y arrivâmes à six heures du soir ; nous y couchâmes.
Le lendemain, 30 décembre, nous partîmes à sept heures du matin pour aller à Fétogolombi ; il y a des arbres et des baobabs ; nous y arrivâmes à onze heures du matin. Nous partîmes de Fétogolombi à deux heures et demie pour aller à Sambaconta ; il y a des arbres, des baobabs et des longans tout autour du village ; nous y arrivâmes à cinq heures et demie du soir.
Le lendemain, 31 décembre, nous partîmes à six heures et demie pour aller à Gougnom-Mamadou ; nous dépassâmes Gara ; il y a des montagnes ; nous arrivâmes à Gougnom-Mamadou à dix heures du matin ; nous partîmes à midi et demi pour aller à Bakel ; il y a des montagnes ; nous passâmes Gougnom-Sissé ; il y a beaucoup d’arbres et de longans. On y voit les montagnes de Bakel ; nous arrivâmes à Bakel à quatre heures du soir, premier jour de l’an 1844.
Texte français intégral du journal collectif du voyage scientifique accompli en 1843 par Edmond Lejuge, Ferdinand Gérardot et Honoré Lamotte, publié dans Esquisses sénégalaises en 1853.
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