Universo da obra
Universo da obra
On appelait à Damme le père d'Ulenspiegel Claes le Kooldraeger ou charbonnier:
Claes avait le poil noir, les yeux brillants, la peau de la couleur de sa marchandise,
sauf le dimanche & les jours de fête, quand il y avait abondance de savon en la
chaumière. Il était petit, carré, fort & de face joyeuse.
Si, la journée finie & le soir tombant, il allait en quelque taverne, sur la route de
Bruges, laver de cuyte son gosier noir de charbon, toutes les femmes humant le
serein sur le pas de leurs portes lui criaient amicalement:
- Bonsoir & bière claire, charbonnier.
- Bonsoir & un mari qui veille, répondait Claes.
Les fillettes qui revenaient des champs par troupes se plaçaient toutes devant lui
de façon à l'empêcher de marcher & lui disaient:
- Que payes-tu pour ton droit de passage: ruban écarlate, boucle dorée, souliers
de velours, ou florin pour aumônière?
Mais Claes en prenait une par la taille & lui baisait les joues ou le cou, suivant
que sa bouche était plus proche de la chair fraîche; puis il disait:
- Demandez, mignonnes, demandez le reste à vos amoureux.
Et elles s'en allaient s'éclatant de rire.
Les enfants reconnaissaient Claes à sa grosse voix & au bruit de ses souliers.
Courant à lui, ils lui disaient:
- Bonsoir, charbonnier.
Charles de Coster, La légende d'Ulenspiegel
6
- Autant Dieu vous donne, mes angelots, disait Claes; mais ne m'approchez pas,
sinon je ferai de vous des moricauds.
Les petits, étant hardis, s'approchaient toutefois; alors il en prenait un par le
pourpoint, &, frottant de ses mains noires son frais museau, le renvoyait ainsi, riant
quand même, à la grande joie de tous les autres.
Soetkin, femme de Claes, était une bonne commère, matinale comme l'aube &
diligente comme la fourmi.
Elle & Claes labouraient à deux leur champ & s'attelaient comme boeufs à la
charrue. Pénible en était le traînement, mais plus pénible encore celui de la herse,
lorsque le champêtre engin devait de ses dents de bois déchirer la terre dure. Ils le
faisaient toutefois le coeur gai, en chantant quelque ballade.
Et la terre avait beau être dure; en vain le soleil dardait sur eux ses plus chauds
rayons; en vain aussi traînant la herse, ployant les genoux, devaient-ils faire des
reins cruel effort, s'ils s'arrêtaient & que Soetkin tournât vers Claes son doux visage,
& que Claes baisât ce miroir d'âme tendre, ils oubliaient la grande fatigue.
Texte original en français de La Légende d’Ulenspiegel, roman épique et picaresque de Charles De Coster.
Édition française de 1869 publiée dans Aurora Literunico avec lien direct vers la traduction brésilienne.
Ainda não há resenhas para esta obra. A primeira leitura comentada pode começar aqui.
Uma seleção criada para acompanhar a atmosfera, os personagens e os caminhos desta obra.
Escolha a arte, confira a disponibilidade e adicione o produto ao carrinho sem sair da experiência.
Adquira Relíquias da Obra e deixe sua marca registrada, criando valor ao item!
Capítulos disponíveis para continuar a leitura.
Nenhuma Relíquia desta obra foi adquirida ainda. Seja o primeiro a eternizar seu nome no acervo oficial!
Conhecer as 100 RelíquiasAinda não há resenhas para esta obra. A primeira leitura comentada pode começar aqui.
Nenhuma posse foi registrada publicamente para esta edição.
Durante a leitura, abra Menu para ajustar a experiência sem sair do capítulo. As preferências de aparência ficam salvas neste aparelho.
Recursos identificados como “em preparo” aparecem para antecipar a evolução do leitor, mas ainda não executam uma ação.
Posso mostrar leituras em destaque, clássicos e Relíquias disponíveis agora no Literúnico.
Escolha um caminho
Dúvidas desta página
As explicações do Aurélio são respostas cadastradas pelo Literúnico.