chapitre IX de l’_ Essai sur la poésie épique_, imprimé dans le tome X, Candide, ou l'optimisme · Capítulo 29 de 35
Obra Menu

chapitre IX de l’_ Essai sur la poésie épique_, imprimé dans le tome X,

chapitre IX de l’_ Essai sur la poésie épique_, imprimé dans le tome X, à la suite de la _Henriade_. B.

Après avoir fait ainsi la revue de tous les livres, ils descendirent

dans le jardin. Candide en loua toutes les beautés. Je ne sais rien de

si mauvais goût, dit le maître; nous n’avons ici que des colifichets:

mais je vais dès demain en faire planter un d’un dessin plus noble.

Quand les deux curieux eurent pris congé de son excellence: Or çà, dit

Candide à Martin, vous conviendrez que voilà le plus heureux de tous

les hommes, car il est au-dessus de tout ce qu’il possède. Ne

voyez-vous pas, dit Martin, qu’il est dégoûté de tout ce qu’il possède?

Platon a dit, il y a long-temps, que les meilleurs estomacs ne sont pas

ceux qui rebutent tous les aliments. Mais, dit Candide, n’y a-t-il pas

du plaisir à tout critiquer, à sentir des défauts où les autres hommes

croient voir des beautés? C’est-à-dire, reprit Martin, qu’il y a du

plaisir à n’avoir pas de plaisir? Oh bien! dit Candide, il n’y a donc

d’heureux que moi, quand je reverrai mademoiselle Cunégonde. C’est

toujours bien fait d’espérer, dit Martin.

Cependant les jours, les semaines, s’écoulaient; Cacambo ne revenait

point, et Candide était si abîmé dans sa douleur, qu’il ne fit pas même

réflexion que Paquette et frère Giroflée n’étaient pas venus seulement

le remercier.

1/1
Menu

Fazer anotação